Les contraintes musculaires du pumping en Hybride

7 04 2009

 

 

 

Il est à présent clairement établi que les voiles utilisées en hybride, présente un gréement plus lourd, plus rigide avec une surface de voile plus importante que la Mistral.

 

De même le flotteur étant plus large et l’aileron plus profond le maintien du flotteur est plus difficile.

 

De ce fait, les contraintes mécaniques imposées aux planchistes sont non seulement nouvelles

mais aussi plus importantes (en tout cas différentes) qu’elles ne l’étaient en Mistral.

 

Si le sportif doit apprendre à maîtriser se nouveau support, son organisme doit lui aussi se modifier afin de s’adapter aux nouveaux efforts imposés.

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          Jonction cervico-dorsale.

 

Cette jonction correspond à la zone de transition entre une région à grande mobilité (la région

cervicale), et la région dorsale qui est beaucoup plus fixe.

 

Elle subit des contraintes de cisaillement très importantes. La traction des membres supérieurs, qui joue sur les deux étages, peut être à l’origine de lésions cervico-dorsale.

 

Ces contraintes entraînent des souffrances au niveau : nerveux (plexus brachial), musculaires (tensions excentriques), fascias (étirements).

 

Proposition de travail :

 

Stretching très doux (la zone subit déjà des contraintes d’étirements).

 

Ce travail doit se faire sur toute la zone cervicale jusqu’aux scalènes, pour normaliser les

tensions.

 

Travail de la posture

 

          Zone inter scapulaire

 

Cette zone subit aussi des nombreuses contraintes, aussi bien sur le plan musculaire que

nerveux par traction excentrique.

 

Dans cette zone les fixateurs d’omoplates (romboides, trapèzes sup, moyen, inf), les fascias,

la zone de glissement de la scapula, et le système nerveux sont étirés. Ce phénomène étant

générateur de douleurs récurrentes.

 

Proposition de travail :

 

Il paraît important de réaliser un travail d’apprentissage sur les fixateurs d’omoplate qui

permettent de verrouiller la zone postérieure du thorax au cours de la traction sur membres

supérieurs.

 

Il faudra veiller à effectuer les mouvements de tirages de manières correctes. C’est-à-dire

que le mouvement de traction doit partir de l’épaule qui se doit d’être le starter du mouvement

(épaule fixée qui commence la traction puis le mouvement de traction du membre sup.)

 

Le travail de l’amélioration du caisson thoracique semble intéressant pour jouer sur l’effet

pneumatique antérieur, et donc aider les muscles postérieurs à effectuer leurs « tirages »

 

On pourra l’envisager de deux manières :

 

1. Renforcer les pectoraux, deltoïdes, triceps, grand dentelé par pull over, développé

couché…) pour augmenter la résistance du caisson thoracique et jouer le rôle de

poutre composite.

 

2. Ainsi qu’un travail plus global pour solliciter ces muscles (qui sont le relais des

chaînes postérieures avec le membre sup. et la ceinture scapulaire) dans les trois axes

de l’espace, sans trop de charge pour relâcher leurs antagonistes sur programmés et ou

fatigués (rhomboïdes, trapèzes…) en insistant sur le grand dentelé.

 

          Les Epaules :

 

Là encore, la tension du gréement étant plus importante qu’en Mistral, les épaules subissent

une contrainte excentrique et isométrique qui induit deux types de lésions : instabilité de

l’épaule, et douleurs sur le trajet du biceps.

 

Proposition de travail :

 

Améliorer la qualité du mouvement de tirage.

Ne pas négliger le travail des antagonistes (Grand pectoral, sous scapulaire, deltoïde

antérieur..).

 

          Tension dans les avant bras :

 

Une fois de plus, comparé au gréement de la Mistral, les gréements hybrides sont plus grand, plus lourd, la rigidité du mat différente, et la surface de voile plus élevée : une nouvelle technique de pumping doit être apprise.

 

En effet, l’augmentation de la surface de la voile induit des efforts concentriques isométriques

élevés qui compriment le réseau artériel des muscles des avant-bras.

 

Cette compression entraîne une baisse de la perfusion des muscles et donc des tétanies musculaires.

 

Proposition de travail :

 

Etirement des chaînes de fermetures et d’ouverture.

 

Strech en rotation interne et rotation externe à partir de la main.

 

          Membres inférieurs

 

Du fait de leur largeur, le contrôle des flotteurs hybrides impose des efforts musculaires plus

importants qu’en mistral.

 

Il semble aussi que dans le clapot, les chocs soient plus importants.

 

Enfin et surtout la position du sportif est beaucoup plus fléchie qu’en mistral.

 

Le sportif réalise une contraction isométrique très élevée des extenseurs de la jambe (quadriceps, droit antérieur, vastes interne et externe, crural) avec un buste en retrait (sollicitation max des muscles fessiers).

 

En effet, une véritable « fatigue musculaire » apparaît lors de la navigation. Cette

fatigue se traduit par une diminution de l’irrigation des muscles (hypoxie locale), et par

conséquent, un travail musculaire de mauvaise qualité.

 

L’équilibre entre le travail des ischios jambiers et le quadriceps est un élément de

progression. L’angle et la position de flexion permettent d’allumer plus ou moins la charge

des ischios ou du quadriceps.

 

Enfin la pression élevée au niveau des cuisses se répercute au niveau des pieds et plus

particulièrement de la voûte plantaire.

 

Propositions de travail :

 

– Récupération des membres inférieurs : streching sur toute la chaîne musculaire sollicitée.

 

– Travail de proprioception sur plan instable.

 

– Sollicitation des membres inférieurs sur un plan instable, avec une sollicitation max de la

sangle abdos par un travail alterné entre exercices hypopressifs et gainage volontaire.

 

– Sollicitation des membres inférieurs sur un plan instable, avec une traction dans différents

plans de l’espace pour recréer la tension et le travail de VO2 local au niveau quadriceps.

 

Le travail du caisson (abdominale, et thoracique).

 

C’est bien évidemment un élément à ne surtout pas à négliger. Il permet le gainage et fait le

lien entre les fortes tensions des jambes et des bras.

 La résistance à la flexion se fait par la force des muscles postérieurs, mais aussi par une résistance pneumatique, (avec un travail des muscles antérieurs) ! On pourrait donc envisager un travail sur le diaphragme, transverse de l’abdomen, sans négliger les pectoraux, grand dentelé…

 

 

 

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