Les sollicitations cardio-vasculaires en planche Hybride

10 04 2009

L’introduction du « pumping » (tractions répétées du gréement par le véliplanchiste pour augmenter la vitesse de l’engin), met en évidence les niveaux des sollicitations physiologiques atteints en compétition afin d’adapter les entraînements physiques aux nouvelles contraintes de cette discipline.

 

Le but  est d’optimiser la performance et la prévention des fatigues indues ou des traumatismes susceptibles de résulter d’un décalage entre les stimulus imposés et la capacité du système musculaire à les supporter.

 

Vent

La. initial

La. final

FC moy.

FC moy.

Durée

Performance

nœuds

mmol.l-1

mmol.l-1

puls.min-1

% FC max

min – sec.

place

4 à 8

1,8 ±0,5 

7,0 ±1,3 

171,8 ±9,5 

84,4 ±3,1 

41’12 »±1’57 »

7,5 ±4,5

9 à 13

1,7 ±0,6

7,6 ±3,6

176,4 ±7,2

86,7 ±1,4

38’40 »±4’36 »

7 ±2,6

 

Valeurs moyennes des lactatémies de repos et consécutives à des manches du Championnat de France 1993, pour chaque gamme de vent, présentées en fonction de certaines caractéristiques de l’exercice

 

 

 Cette étude met en évidence les différences de sollicitations cardio-vasculaires et/ou métaboliques induites par la pratique de ce sport dans deux gammes de vent, 4 à 8 nœuds et 9 à 13 nœuds.

 

 D’un point de vue technique, ces gammes de vent se différencient puisque le véliplanchiste fait déjauger sa planche à voile par utilisation du mouvement de pumping dans le vent médium, tandis que ce phénomène hydrodynamique n’intervient pas dans le vent faible.

 

 

Analyse des résultats

Les niveaux des sollicitations cardio-vasculaires et métaboliques atteints en compétition ne diffèrent pas selon les gammes de vent faible et médium.

 

Il apparaît que les mécanismes aérobies sont prioritairement sollicités puisque la réponse cardiaque enregistrée en régate se situe à 85 % FCmax., sur une durée variant entre 35 et 50 minutes.

 

 Les lactatémies consécutives à une régate donnent une indication globale, de la participation de la glycolyse anaérobie dans la couverture en énergie de l’effort fourni.

 

Les valeurs moyennes obtenues sont supérieures à 7 mmol.l-1 et semblent, révélatrices de l’intensité de l’exercice physique réalisé au cours d’une manche.

 

 

Conclusion

 

Ces constats nous amènent à penser que les mécanismes d’approvisionnement en énergie sur une manche sont mixtes : aérobie et anaérobie.

 

Il montrent que l’introduction du pumping à élevé le niveau des sollicitations cardio-vasculaires et métaboliques induit par la pratique de ce sport à haut niveau.

 

Les réponses cardiaque évaluée représente 85% de la FC Max, il est donc important de dévelloper la puissance maximale aérobie, c’est-à-dire la faculté à répéter des efforts intenses.

 

Les efforts étant répétés sur une durée de 35 à 50 min, il faut aussi dévelloper l’endurance aérobie qui va permettre de faire durée l’effort sur plusieurs manches en compétion.

 

 

Les éléments clé à travailler :

 

Seuil Aérobie :

Correspond à un effort musculaire de moyenne intensité (70 à 80 % de la FCM) et n’entrainant pas de gêne respiratoire.
 

Seuil Anaérobie :

Correspond à la vitesse maximale que le coureur peut atteindre à la limite de la gêne respiratoire.
Se situe à 90 % de la FCM.
 

VMA (Vitesse Maximale Aerobie):

C’est la vitesse de course maximale qu’un coureur peut soutenir en condition aérobie (70 à 80% FCM).
On peut en moyenne tenir cette vitesse pendant 6 Minutes.
Se détermine en laboratoire grâce à un test d’effort ou sur le terrain en courant le plus rapidement possible pendant 6 minutes.
S’exprime donc en Km/h (vitesse).
 

VO2 Max :

Volume d’oxygène maximal et aptitude maximale de l’individu à capter l’oxygène, et à le transporter au niveau musculaire.
Mesuré en laboratoire lors du test d’effort, il s’exprime en millilitre d’O2 par kilogramme de poids et par minute (ml02/kg/mn).
 

Type d’entraînement conseillé :

Fractionné :

Il s’agit d’une séance d’entrainement qui consiste à diviser ses efforts et son kilométrage total en plusieurs fractions, permettant ainsi de soutenir des allures intenses.
Exemples :
Courir 5 fois 400 mètres ou 5 fois 1000 mètres avec une période de récupération entre chaque intervalle.
Le fractionné peut correspondre à des séances d’entrainement en endurance comme en resistance.

 

Travail/Entrainement Foncier :

Entrainement avec des sortis longues en endurance dite fondamentale (de 70 à 75% de la FCM), visant au développement de la capacité aérobie.

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Les zones musculaires sollicitées lors du pumping

7 04 2009

 

Les principaux muscles sollicités lors du pumping sont :

 

         Les muscles fléchisseurs des membres supérieurs

         Extenseurs du tronc

         Extenseurs des membres inférieurs

 

Les muscles fléchisseurs des membres supérieurs

 

Les muscles de l’épaule

 

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  Le Deltoïde (muscle externe):

 

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Ses actions: – le faisceau antérieur fait l’antépulsion et la rotation interne du bras.

– le faisceau moyen fait l’abduction du bras.

– le faisceau postérieur fait la rétropulsion du bras.

         Le sus-épineux (groupe postérieur):

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Ses actions: – abducteur du bras (en liaison avec le deltoïde).

 

Les muscles fléchisseurs des bras

 

 

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          Le biceps brachial (loge antérieure), c’est le muscle le plus superficiel:

 

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Ses actions: – fléchisseur et supinateur du coude.

– il participe à l’antépulsion du bras (flexion du coude).

          Le coraco-brachial (loge antérieure):

 Ses actions: – porte le bras en avant et en dedans.

   Le brachial antérieur (loge antérieure):

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Ses actions: – il est fléchisseur de l’avant-bras sur le bras

 

 Les muscles fléchisseurs des avant bras

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          Grand et petit palmaires (loge antérieure):

Ses actions: – fléchisseurs de la main.

          Cubital antérieur (loge antérieure):

Ses actions: – fléchisseur et adducteur de la main.

          Fléchisseurs communs (loge antérieure):

Ses actions: – fléchisseurs des doigts.

          Fléchisseur propre du pouce (loge antérieure):

Ses actions: – fléchisseur du pouce.

 

Les muscles extenseurs du tronc

 

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          Le long dorsal; maintient de la station verticale.

          Le sacro-lombaire; maintient de la station verticale.

          Le rhomboïde; il élève et porte l’omoplate en dedans. Il tire l’angle inférieur en haut et en dedans ce qui abaisse le loignon de l’épaule.

          Le grand dorsal;

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Muscle large et aplati, il s’étale sur la partie inférieure du dos, subit une torsion à sa partie supérieure et se termine sur l’humérus. Actions: il peut être adducteur et rotateur interne du bras ou il élève le tronc et les 4 dernières côtes.

          Le trapèze;

 

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C’est un muscle épais, large, triangulaire, c’est le plus superficiel. Il recouvre la nuque et la partie supérieure du dos. Il présente 3 faisceaux: supérieur/moyen/inférieur:

– Faisceau supérieur; porte l’épaule en haut et en dedans.

– Faisceau moyen, adducteur direct du bord spinal de l’omoplate.

– Faisceau inférieur qui abaisse et attire en dedans l’omoplate.

 

          Le grand pectoral

 

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Ses actions: – il soulève le thorax, il est inspirateur.

          Le petit pectoral (plan superficiel):

Ses actions: – il élève les côtes, donc il est inspirateur.

– il abaisse l’omoplate, donc l’épaule.

          Le grand dentelé (plan superficiel):

Ses actions: – il élève les côtes, donc il est inspirateur.

         il attire l’omoplate en avant et en dehors: c’est un fixateur de l’omoplate.

          Le diaphragme

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C’est un muscle plat et rayonné formant une cloison qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale.

Ses actions:  – c’est le muscle inspirateur par excellence.

– l’ensemble thorax-abdomen forme un bloc rigide, donnant des points d’appuis solides aux muscles, permettant des efforts, de soulever par exemple.

– il intervient dans tous les efforts abdominaux.

Les muscles extenseurs des membres inférieurs

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          Le grand fessier

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(région postérieure), c’est le muscle le plus volumineux et le plus puissant du corps. Il est très épais et recouvre les autres muscles de la fesse:

Ses actions: – sa contraction bi-latérale fait la rétroversion du bassin.

– il fait une extension de la hanche avec rotation externe et légère adduction.

 

          Le moyen fessier (région postérieure):

Ses actions: – il est abducteur de la hanche.

– la contraction bilatérale entraîne une antéversion ou une rétroversion.

          Quadriceps Crural

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(loge antérieure), volumineux:

 

– Le droit antérieur, il est le plus superficiel.

– Le vaste interne, situé à la partie interne de la cuisse.

– Le vaste externe, situé à la partie externe de la cuisse.

– Le crural, le plus profond.

Ses actions: – Extenseur de la jambe sur la cuisse.

– Fléchisseur de la cuisse sur le bassin.

– Peut participer à l’antéversion du bassin.

          L’extension propre du gros orteil (loge antérieure):

Ses actions: – flexion dorsale du gros orteil et supination du pied et supination du pied (il relève le bord interne).

          Le long péronier latéral (loge externe):

Ses actions: – soutien de la voûte plantaire.

– extenseur du pied sur la jambe.

– abducteur et rotateur externe du pied: il est pronateur et fléchisseur dorsal.

          Court péronier latéral (loge externe):

Ses actions: – abducteur et rotateur externe du pied et légèrement extenseur du pied; il est fléchisseur plantaire.